01/02 : Point de vue d’ECCLA sur la transition énergétique, ICI, dans l’Aude et la Narbonnaise

 

Le dernier débat annuel d’ECCLA a eu lieu le mardi 23 janvier 2018 à La Médiathèque de Narbonne sur le thème la transition énergétique, ICI,  dans l’Aude et la Narbonnaise  . Plus de 60 personnes étaient présentes. Pour la première fois, ECCLA avait choisi de donner la parole aux politiques dans le cadre de ses rencontres annuelles. Le sujet s’y prêtait particulièrement puisqu’il était question de la transition énergétique et que cette transition sera mise en œuvre localement ou ne se fera pas. Il était donc intéressant de questionner les actions du Conseil Départemental et du Grand Narbonne labellisé TEPOS (Territoire à Energie POSitive).

Disons de suite que ceux qui souhaitent les transparents projetés par le CD peuvent les demander à ECCLA.

 

Pour autant, le temps très contraint de cette soirée n’a pas permis d’éclairer le point de vue d’ECCLA sur cette transition :

 

Transitions énergétique, écologique, sociale et sociétale

 

La transition ne se résume pas à changer d’énergie. Pour ECCLA, il est question de 4 transitions simultanées, imbriquées, inséparables.

 

  • La transition énergétique, de loin la plus avancée, au moins dans les esprits et les mots. Il s’agit de modifier radicalement nos habitudes pour, d’une part consommer moins d’énergie et, d’autre part produire différemment l’énergie dont nous aurons besoin en renonçant aux énergies dangereuses et polluantes.

 

  • La transition écologique. En effet, il n’est pas question de faire une transition énergétique sans prendre en compte l’environnement, les écosystèmes, la biodiversité déjà en grand danger, la qualité de l’eau et de l’air, la capacité des sols à produire de la nourriture de qualité ou encore les paysages…

 

  • Cette transition doit aussi être sociale, donc attentive à ce que les transformations nécessaires n’impactent pas les personnes les plus fragiles, en particulier au plan sanitaire. En d’autres termes, elle doit être juste, ce qui est indispensable pour que cette transition soit non seulement acceptée, mais voulue et souhaitée. Les études ont effectivement montré que les quartiers dégradés ont souvent, outre les risques liés à la mauvaise qualité des logements, des risques chimiques liés par exemple à la présence de grandes usines, souvent anciennes, ou de sites pollués.

 

  • Enfin, c’est bien d’une transition sociétale qu’il est question comme l’avait dit en conclusion le groupe des citoyens associés au débat sur la transition énergétique en 2013. Ce sont nos schémas mentaux qu’il faut modifier. La croissance ne peut pas être infinie sur une planète « finie» : arrêter de considérer que « plus c’est toujours mieux ». Un  exemple : manger un peu de viande, c’est bien, en manger beaucoup peut être nocif pour la santé et pour la planète.

 

En conclusion, ces transitions ne réussiront que de façon démocratique si nous en sommes les acteurs décidés et convaincus.