Communiqué de presse 

La chasse à la palombe a été prolongée une fois de plus dans l’Aude. Le lobby des chasseurs a encore gagné !

Alors que ECCLA a écrit fin 2020 à la Préfète de l’Aude pour lui demander d’annuler cette triste habitude de prolongation, un Arrêté Préfectoral sorti vendredi 26 février après-midi étend jusqu’au 31 mars la chasse du pigeon ramier (Columba Palumbus), appelé aussi biset en Languedoc.

Nous ne cessons de répéter que les arguments servant à classer cette espèce parmi les nuisibles ne sont pas validés par des données scientifiques sérieuses.

Pour une bonne raison : il y a 2 populations de palombes. Une, qui s’est sédentarisée, principalement dans le Lauragais, et peut -de temps en temps- commettre quelques dégâts lors des semis, et une autre, la migratrice, dont tout laisse à penser qu’elle n’a que faire du Lauragais, qu’elle survole à toute allure en dehors des périodes de semis, pressée de retrouver ses aires de nidification.

Sans être menacées au sens de l’UICN, les 2 populations sont en fort déclin : la sédentaire parce qu’elle ingère des semences enrobées de pesticides ; la migratrice parce qu’elle est la cible des nemrods d’ici ou d’ailleurs qui l’attendent planqués dans des palombières, au nom d’une tradition désuète et néfaste.

La chasse du mois de mars vise très précisément les migrations de retour de la sous-population migratrice qui revient d’Espagne, en particulier sur le littoral, et qui se dirige ensuite rapidement vers le nord. C’est donc sur cette zone littorale que les destructions des cultures devront être prouvées.

Dans le courrier envoyé en Préfecture, nous demandions à être destinataires des études démontrant les dégâts et destructions aux cultures mettant en cause la palombe. A ce jour, aucune réponse … !

Pour toutes ces raisons, nous le répétons, notre association n’est pas favorable à la classification en nuisible de la palombe.

 

Narbonne, le 09/03/21

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