Après quelques jours, il devient clair que c’est en priorité les organisateurs eux-mêmes qui ont décidé de ne pas revenir cette année sur la plage du Mouret. ECCLA s’en félicite, mais souhaite en profiter pour rappeler quelques vérités.

ECCLA ne s’est jamais opposée au festival, mais au lieu retenu. Nous avions rencontré les organisateurs la toute première année pour les alerter sur la fragilité exceptionnelle du site de La Franqui et demander qu’ils choisissent un autre lieu adapté à la tenue d’un festival. Ils nous avaient alors expliqué que, souhaitant faire un spectacle de qualité, ils voulaient un environnement exceptionnel au plan environnemental. Leur choix s’est porté ensuite sur le Mouret à Leucate-Plage. Impossible de leur faire comprendre que faire venir des milliers de personnes sur le site allait le dégrader. La mairie qui avait proposé le terrain s’était aussi engagée à faire tous les travaux nécessaires, d’où :

  • construction illégale sans enquête publique du parking afin qu’il soit prêt à temps pour le festival
  • travaux lourds pour enterrer câbles et canalisations
  • destruction d’espèces protégées sur site Natura 2000
    (une enquête est encore en cours)

Que de dégâts inutiles pourrait-on dire, amers, ou encore tout çà pour çà!

A la longue, pourtant, la France s’est fait rappeler à l’ordre par l’Europe. Dorénavant, sur un site Natura 2000, il est nécessaire de faire une étude d’incidence quand il s’agit de faire une manifestation d’importance.

Cette étude n’a jamais été faite pour les Méditerranéennes. Cette année, elle n’aurait pas pu être évitée, et les espèces protégées présentes sur le site auraient été reconnues, donnant un crédit supplémentaire à ECCLA dans sa dénonciation de destruction d’espèces protégées quelques mois auparavant dans sa plainte auprès de l’Europe. Peut-être cela a-t-il joué dans la décision des organisateurs, mais le ” raté ” financier de l’année précédente probablement aussi.

Les Méditerranéennes font donc pschitt à Leucate !

Reste qu’ECCLA n’est vraiment que très moyennement rassurée sur l’avenir de ces espaces naturels remarquables par la flore et la faune qu’ils hébergent. Concessions de plages multiples, paillotes, plages privées à venir, le parking toujours vide et les voitures encore sur la plage, …. !

 

Narbonne le 02/02/11

Contact : 04 68 45 79 81

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