Lors de sa dernière Assemblée Générale, ECCLA a décidé de faire deux rencontres débats par an, l’une à Carcassonne et l’autre à Narbonne. Les thématiques en ont été décidées collectivement.

Mardi 18 novembre, la première rencontre a eu lieu sur le thèmes des pesticides et de leurs impacts sanitaires et environnementaux, en particulier sur les abeilles. Malgré des conditions spartiates, une salle immense et non chauffée où il a fallu tout apporter chaises incluses pour ne pas alourdir le prix de la location, environ 60 à 70 personnes sont venues. Merci à elles.Trois intervenants se sont succédés :

  • Maryse Arditi, présidente d’ECCLA, mais aussi pilote du réseau risques et impacts industriels de France Nature Environnement, a planté le décor en tentant de cerner les divers types de phytosanitaires, la quantité énorme utilisée en France, l’échec du programme écophyto qui devait réduire l’usage, les impacts  sur l’environnement, en particulier par les produits permanents, bioaccumulateurs et toxiques, que l’on retrouve dans l’environnement durant très longtemps. Enfin, notre région fait hélas partie des zones très utilisatrices car la viticulture est très consommatrice de phytosanitaires. Concluant sur les nouveaux produits apparus depuis une quinzaine d’année, les néocotinoïdes et les graines enrobées sont soupçonnées de jouer un rôle déterminant sur les abeilles.
  • Michel Curade, apiculteur, a pris la suite en expliquant que cela fait longtemps que les abeilles ont des ennuis avec une succession de périodes plus critiques et de périodes de meilleure forme, en expliquant aussi que la recherche d’abeilles plus productrices au détriment d’abeilles locales a pu fragiliser les essaims. Finalement les dernières années ont vu se succéder les ennuis pour les abeilles : le varroa, un acarien qui les parasite, le frelon asiatique qui s’attaque directement à elles et ces derniers phytosanitaires qui semblent les faire perdre le sens de l’orientation. Vu l’importance des insectes pollinisateurs pour la production alimentaire, il parait essentiel de mieux prendre en compte les attentes des apiculteurs dont le poids face aux agriculteurs est à l’évidence insuffisant.
  • Mariette Gerber, médecin épidémiologiste, experte auprès de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a conclu en exposant les dernières études sur l’impact sanitaire des pesticides. Si les plus dangereux ont progressivement été interdits, parfois depuis longtemps, certains parmi les plus persistants continuent à polluer notre environnement et d’autres, comme le DDT, continuent d’être utilisés dans certains pays. De plus, les phytosanitaires sont des perturbateurs endocriniens, d’où leurs impacts sur les organes sexuels des garçons particulièrement étudiés à Montpellier. Ce sont plutôt les études sur les risques de cancer qui ont été exposées et qui ne permettent pas toujours de conclure quand le nombre de personnes suivies est insuffisant. Mais dans leur globalité, les risques sont déjà suffisamment avérés.

Pour en savoir plus : http://www.univers-nature.com/actualite/pesticides-une-hausse-mais-rien-de-grave-pour-les-politiques-66744.html

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